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Mauvaise traduction, mauvaise image de marque!
Il est toujours surprenant de voir une société
dépenser des sommes colossales pour la mise au
point, la mise en marché et la promotion d'un
produit, puis confier ensuite la traduction de sa publicité,
de son emballage ou de son mode d'emploi à une
personne non professionnelle ou à un logiciel
dit de traduction automatique.
Il ne suffit pourtant pas d'être plus ou moins
bilingue pour produire une bonne traduction. L'adaptation
en français est un métier, qui, comme
de nombreux autres, recèle ses propres pièges,
possède ses règles et exige certaines
compétences et connaissances particulières.
En ne soignant pas sa communication en langue étrangère,
une entreprise prend le risque de ne pas obtenir sur
les autres marchés les résultas escomptés.
En effet, si elle ne remet pas en cause la qualité
d'un produit ou d'un service, une mauvaise traduction
prête à sourire et suggère inévitablement
l'idée que cette entreprise attache peu d'importance
aux petits détails, que l'article est lui-même
susceptible de comporter des imperfections et que le
respect de la clientèle locale ne préoccupe
guère la société en question. Il
n'en faut pas plus pour anéantir une grande part
des efforts de communication déployés
par cette dernère. N'est-ce pas dommage?
Qui n'a jamais souri ou ironisé devant un texte
mal traduit en français? Qui n'a jamais été
exaspéré de ne pas comprendre le mode
d'emploi d'un appareil ou les instructions de montage
d'un meuble? Qui n'a jamais alors éprouvé
un doute sur le sérieux du fabricant? Voici,
à titre d'illustration, quelques chefs-d'uvre
de traduction en français relevés
sur des emballages ou des publicités (la liste
devrait hélas s'allonger au fil
du temps) :
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